dimanche 1 mars 2009

La France est mal partie

Chers amis,

l'heure est grave.
L'image de la France est très nettement dégradée ici.
Jugez en par vous-même:


Vous remarquerez aussi que la Vendée a très nettement pris ses aises sur les régions voisines.
(et a même ramassé un tilde durant cette expansion)
Ce n'est évidemment pas moi qui vais m'en plaindre!

Bon sinon anecdote marrante (enfin je trouve):
le midi, je mange généralement au  resto du labo (tout seul, mes collègues sont trop pauvres).
L'autre jour, la serveuse apporte l'addition à une table voisine. Deux types se lèvent d'un bond, et insistent tous les 2 pour payer la note. Aucun ne cède, le ton monte. Ils se tirent par le bras, agitent les billets devant le nez de la serveuse, qui s'écarte tant bien que mal pour ne pas être renversée. Je regarde ce manège d'un oeil amusé, puis commence à me demander jusqu'où tout cela irait. Le troisième convive de la table -un radin qui était resté assis- interpelle alors les 2 catcheurs et me montre d'un signe de tête. Pouf! aussitôt ils regagnent leur chaise et me font des petits signes de la main en souriant, d'un air géné. En sortant, ils passeront à ma table pour s'excuser de s'être donné en spectacle devant un Occidental Civilisé comme moi. Marrant, non? 

Bon c'était l'histoire du soir de tonton Vier-vier.
Bien à vous
Mahucao

En prime, un NOUVEAU jeu-concours: 


C'est quoi donc sur la photo?

Emilie aime VaginaSky-Malko


Certainement la plus jeune fan du monde de ce groupe remarquable:


Mais comme elle a vachement envie d'aller danser en boîte, Emilie fait passer des nuits d'enfer à ses parents, et se réveille 2 ou 3 fois par nuit en hurlant depuis plus d'un mois...
Dur!

Mahucao

lundi 9 février 2009

L'année de la vache

Déçus déçus déçus...
...par le nouvel An chinois, qui ne nous en a pas jeté plein les mirettes
On s'attendait quand même à un minimum!
Du genre des dragons qui viennent danser sur le pas de la porte, des acrobaties traditionnelles, des gens qui se baladent en costumes Ming, la fête, tout ça.
Et au final?
Ben... Pas grand chose. (Ou bien, on s'est hyper mal organisé et on a rien vu de ce qu'on aurait dû comme le photographe de pandas dans une certaine pub?)
Voici par contre ce qu'on a vécu :
Des pétards tous les soirs ("pire qu'en Irak", comme dit Meng) depuis 15 jours, une foule incroyable qui se réunit devant des stands de bouffe aux 4 coins de la ville, et puis... c'est tout!
En même temps, il faut quand même garder à l'esprit que le Nouvel An est avant tout une fête familiale, donc pas vraiment spectaculaire. Un peu comme Noël chez nous en somme. Donc en terme de spectacle, il vaut mieux aller dans le XIIIe arrondissement.
 

Le Nouvel An chinois, c'est avant tous des pétards... 

... et manger.

Pour ne pas sombrer dans la dépression, nous avons temporairement émigré à Hangzhou, car comme le poète local le dit: 
有天堂,下有苏杭

Ce qui veut dire  (mais était-il besoin de le préciser?)  "Au Ciel il y a le paradis, sur Terre il y à Suzhou et Hangzhou", et il fallait quand même aller vérifier ça!
Effectivement c'était très beau et Emilie était très contente de dormir dans le lit de ses parents.

Emilie sur le point de prendre son envol pour Hangzhou.

La famille se fait balader sur le "Lac de l'Ouest", le joyau de Hangzhou

Hier soir c'était la fête des lanternes, dernier jour des célébrations du Nouvel An. Normalement les gens sont sensés se promener dans les rues une lanterne à la main, en écho à une histoire compliquée de dieu du feu et d'incendie de la capitale (allez vous cultiver là: http://fr.wikipedia.org/wiki/Fête_des_lanternes). 
Mais ils en profitent plutôt pour manger des  boulettes de riz farcis dans une soupe (parce que le nom du plat est homonyme de "réunion familiale" ), et surtout pour écouler leur stock de pétards, parce qu'à partir de demain, ce sera IN-TER-DIT (ouf!). 

Pour les moins joueurs, le gouvernement a prévu la possibilité d'échanger les stocks restants au-delà des 30 kg autorisés (!) dans chaque famille contre de petits cadeaux...

A bientôt 
Mahucao.

PS: rien à voir mais drôle quand même:

mardi 3 février 2009

Le laowai et le panda

Presque 2 mois de mutisme total. Bon sang!
Pourtant (ou plutôt justement), il s'est passé plein de trucs!

J'ai commencé par faire mon pèlerinage saisonier au XinJiang. 
L'hiver c'est bien, mais plutôt frisquet je dirais: -25°C la nuit, -10 le jour... mais en fait très supportable car soleil et très sec.

Mes collègues ont absolument tenu à me montrer aux gens du bled (qui était "plus contents que s'ils avaient vu un panda", dixit Meng le psychopate sympa -cf message d'octobre), qui eux-mêmes ont mis un point d'honneur à faire boire le "laowai" (terme plus ou moins péjoratif pour désigner les blancs au long nez comme moi) plus que de raison.

Mes acolytes de jour...

... et de nuit

Pour compléter cette leçon d'ethnographie comparée, j'ai insisté pour aller dans le quartier ouïgour de Urumqi (capitale du XinJiang) ou je n'avais pas encore mis les pieds. Vachement intéressant: zéro Han, une ambiance qui rappelle plus la Turquie que la Chine, et Meng (un Han, bien sûr) pas du tout à l'aise. Si vous voulez mon analyse de fin sociologue (basée sur une expérience de 2h27 sur place), je dirais qu'il y a pas mal de similitudes dans la relation ouïgour-han avec celle qu'on a en France entre djeunes des banlieues et le reste du pays.


Urumqi, ville d'avenir

Bon voila. Pendant ce temps mon épouse faisait prendre des risques inconsidérés à la chair de sa chair. Heureusement je suis rentré à temps pour éviter le drame, et occasionnellement participer au Nouvel An chinois, qui fera d'ailleurs l'objet d'un billet passionnant pas plus tard que ce week-end!



Emilie en grand danger.

Bien à vous
Mahucao.

PS: la réponse à Gamelle: un bon vieil alcool de riz à 50°! Et oui oui, les antennes à 2 balles derrière nous sur la photo vont faire de moi un homme riche et célèbre!








lundi 2 février 2009

And the winner is...


... JMD from Grenoble! Net et sans bavure.
Car la réponse à notre modeste concours de Décembre était bien du Brie fabriqué au Danemark et mis en boîte pour consommation sur le marché chinois. Nous étions tellement en manque de fromage que nous l'avions acquis pour la modique somme de 43 yuans chinois, soit à peu prés 5 euros au cours actuel...

Il n'était finalement pas si mauvais, même si ce n'est pas à la hauteur du bon Brie à la coupe que l'on trouve dans les fromageries parisiennes!

La réponse en images :


Le Brie viking...

...au bon lait pasteurisé.


PS: JMD, tu as vraiment gagné un truc si tu nous files ton adresse!


mardi 30 décembre 2008

Noël au balcon


Salut les gens!

Bon alors comme on fait partie de la jet-set des expats pékinois, on se doit d'aller passer le réveillon de Noël à Hainan (littéralement: mer du Sud), la 2ème plus grande île de Chine (après Taiwan bien sûr!), un peu sous le Tropique du Cancer. 

Mais comme on est encore des bleus, tout n'a pas été parfait: réveillon dans l'avion, pluie 3 jours sur 5 et Emilie malade. Ça nous a d'ailleurs  valu une virée à l'hôpital du coin un samedi à 23h, assez folklo: le médecin qui a examiné Emilie crachait tranquillement dans la poubelle de la salle de soin pendant qu'un poivreau cuvait sur une civière au fond de la pièce. Mais elle a surmonté l'épreuve et va très bien merci!

Le reste en images:

Le repas du réveillon... la classe!


Marvin, le fils des voisins en vacances avec nous... et dont Emilie est très éprise.


Un pécheur du coin, très copain avec Emilie



Sur ce,
bonnes fêtes à tous et à très bientôt!
Mahucao.


En prime, le grand jeu des vacances:

Qu'est ce qu'il y a dans la boîte?

mercredi 10 décembre 2008

Guest stars d'un billet ...


Michel et Nicole Martineau 



Parents d’Olivier donc grands parents d’Emilie

Trois petites semaines (24 nov au 12 dec) passées chez nos petits « biquets » comme dit Nicole, plus que jamais sous le charme d’une Emilie jolie et craquante qui attire plein d’admirateurs dès qu’on se balade dans les parcs.

Passons sur les visites « obligées » ,déjà faites il y a 15 ans lors d’une visite touristique précédente :la Cité Interdite, le temple du ciel ,les temples du Lama et de Confucius, Palais d’été ,Bell et Drum Tower à deux pas d’ici , « 798 » immense quartier de galeries d’art ,le tout nouveau site Olympique (le stade-nid d’oiseau est impressionnant tout comme les vastes esplanades à l’infini alentour) etc…

Bien sûr nous avons gouté et diversement apprécié de multiples plats dans des restaurants aussi divers que variés , repas souvent animés par Emilie toujours en pleine forme dans ces endroits.

Depuis quelques jours il fait très froid (-10° la nuit) et les 3 petits lacs tout près d’ici ont gelé très vite ; c’est un spectacle très surprenant de voir des patineurs faire des parties de hockey sur glace et quelques centaines de mètres plus loin des nageurs plonger et nager dans l’eau glacée (un préposé est chargé de briser la glace sur une centaine de mètres et repousse les glaçons)

Nous garderons longtemps mille moments mémorables entre autres :

-les balades au temple du ciel et au parc du Coal Hill dominant la Cité interdite où des centaines de Pékinois se rassemblent surtout le dimanche pour chanter autour d’un maître de chœur improvisé mais compétent, des chants populaires ou révolutionnaires datant de Mao et cela avec un enthousiasme émouvant et bien à l’unisson.

-Il fallait bien aussi s’offrir une séance de massage à la chinoise ; Catherine toujours aux petits soins pour nous guider et conseiller, nous a trouvé près de chez eux, dans un bel hôtel , des spécialistes qui nous ont fermement mais agréablement malmenés pendant une heure ; cela a commencé par la tête : pas un centimètre carré n’a échappé à leurs doigts puissants et experts, insistant particulièrement sur les oreilles et le cuir chevelu ; puis les bras, mains , doigts ; les jambes, pieds et orteils; et hop !nous voilà allongés sur le ventre et commence une série douce et ferme de pincements, roulements pour finir par un tambourinement genre galop lointain qui s’approche à vive allure et finit par un martellement du tranchant de la main à une vitesse hallucinante. Nous sommes sortis de cette séance un peu sonnés mais ragaillardis et en pleine forme , aucune séquelle le lendemain matin.

Enfin peut être « le must » : une inoubliable randonnée au Great Wall avec Olivier comme chef de file. Bien sûr je ne parle pas de la grande muraille à Badaling pour petits promeneurs du dimanche après-midi mais du Wall de Jiankou. Le départ se trouve près d’une « fish farm » ; il faut tout de suite préciser qu’il n’existe pas de plan ou de carte pour vous guider ; Nous partons résolument plein Nord Est sur un sentier évident mais qui se révèle au bout de trente minutes de plus en plus raide et sur plus de 300 mètres de dénivelé c’est quasiment de l’escalade, nous arrivons enfin à la Grande Muraille,y pénétrons par une brèche ,et nous posons près d’une des nombreuses tours de garde qui se dressent tous les 300 ou 4OO mètres et d’où la vue est époustouflante des deux côtés ; picnic, photos et dilemme :revenons nous par le même chemin (scabreux à la descente mais que nous connaissons) ou, nous lançons nous à l’aventure vers le Sud sur une grande portion de mur superbe mais souvent écroulé et surtout avec des passages abruptes ; nous partons en reconnaissance vers le sud, descentes raides et au bout d’un quart d’heure on s’est dit qu’on ne pouvait plus faire demi-tour, moment stressant : on descend une échelle métallique mais qui débouche sur le vide, le mur construit sur l’arête d’une falaise, s’étant écroulé à cet endroit ,il faut donc reprendre pied sur la droite sur des semblants de roche saillante, Nicole en tête s’en tire bien et nous ensuite et la marche continue , descentes très raides : marches délabrées de 15 cm de large et 50 cm de hauteur et toujours taraudé par la sourde angoisse que si l’un de nous « rate une marche » il y aura de la casse et les secours sont inexistants, et aussi où sera la sortie vers l’est pour rejoindre le sentier qui nous ramènera au taxi . Nous sommes restés cool ,concentrés et relax à la fois ,et au bout d’une heure et demie de marche sur le mur , une belle brèche s’est offerte sur la gauche avec un grand panneau : « don’t leave anything but footprints etc… »la descente jusqu’au taxi ne fut qu’une agréable formalité, imaginez la joie du chauffeur qui, nous ayant vus partir dans une mauvaise direction, ne nous voyait pas arriver avant minuit.


Les Martineau jouent les Mongols.


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