Michel et Nicole Martineau
Parents d’Olivier donc grands parents d’Emilie
Trois petites semaines (24 nov au 12 dec) passées chez nos petits « biquets » comme dit Nicole, plus que jamais sous le charme d’une Emilie jolie et craquante qui attire plein d’admirateurs dès qu’on se balade dans les parcs.
Passons sur les visites « obligées » ,déjà faites il y a 15 ans lors d’une visite touristique précédente :la Cité Interdite, le temple du ciel ,les temples du Lama et de Confucius, Palais d’été ,Bell et Drum Tower à deux pas d’ici , « 798 » immense quartier de galeries d’art ,le tout nouveau site Olympique (le stade-nid d’oiseau est impressionnant tout comme les vastes esplanades à l’infini alentour) etc…
Bien sûr nous avons gouté et diversement apprécié de multiples plats dans des restaurants aussi divers que variés , repas souvent animés par Emilie toujours en pleine forme dans ces endroits.
Depuis quelques jours il fait très froid (-10° la nuit) et les 3 petits lacs tout près d’ici ont gelé très vite ; c’est un spectacle très surprenant de voir des patineurs faire des parties de hockey sur glace et quelques centaines de mètres plus loin des nageurs plonger et nager dans l’eau glacée (un préposé est chargé de briser la glace sur une centaine de mètres et repousse les glaçons)
Nous garderons longtemps mille moments mémorables entre autres :
-les balades au temple du ciel et au parc du Coal Hill dominant la Cité interdite où des centaines de Pékinois se rassemblent surtout le dimanche pour chanter autour d’un maître de chœur improvisé mais compétent, des chants populaires ou révolutionnaires datant de Mao et cela avec un enthousiasme émouvant et bien à l’unisson.
-Il fallait bien aussi s’offrir une séance de massage à la chinoise ; Catherine toujours aux petits soins pour nous guider et conseiller, nous a trouvé près de chez eux, dans un bel hôtel , des spécialistes qui nous ont fermement mais agréablement malmenés pendant une heure ; cela a commencé par la tête : pas un centimètre carré n’a échappé à leurs doigts puissants et experts, insistant particulièrement sur les oreilles et le cuir chevelu ; puis les bras, mains , doigts ; les jambes, pieds et orteils; et hop !nous voilà allongés sur le ventre et commence une série douce et ferme de pincements, roulements pour finir par un tambourinement genre galop lointain qui s’approche à vive allure et finit par un martellement du tranchant de la main à une vitesse hallucinante. Nous sommes sortis de cette séance un peu sonnés mais ragaillardis et en pleine forme , aucune séquelle le lendemain matin.
Enfin peut être « le must » : une inoubliable randonnée au Great Wall avec Olivier comme chef de file. Bien sûr je ne parle pas de la grande muraille à Badaling pour petits promeneurs du dimanche après-midi mais du Wall de Jiankou. Le départ se trouve près d’une « fish farm » ; il faut tout de suite préciser qu’il n’existe pas de plan ou de carte pour vous guider ; Nous partons résolument plein Nord Est sur un sentier évident mais qui se révèle au bout de trente minutes de plus en plus raide et sur plus de 300 mètres de dénivelé c’est quasiment de l’escalade, nous arrivons enfin à la Grande Muraille,y pénétrons par une brèche ,et nous posons près d’une des nombreuses tours de garde qui se dressent tous les 300 ou 4OO mètres et d’où la vue est époustouflante des deux côtés ; picnic, photos et dilemme :revenons nous par le même chemin (scabreux à la descente mais que nous connaissons) ou, nous lançons nous à l’aventure vers le Sud sur une grande portion de mur superbe mais souvent écroulé et surtout avec des passages abruptes ; nous partons en reconnaissance vers le sud, descentes raides et au bout d’un quart d’heure on s’est dit qu’on ne pouvait plus faire demi-tour, moment stressant : on descend une échelle métallique mais qui débouche sur le vide, le mur construit sur l’arête d’une falaise, s’étant écroulé à cet endroit ,il faut donc reprendre pied sur la droite sur des semblants de roche saillante, Nicole en tête s’en tire bien et nous ensuite et la marche continue , descentes très raides : marches délabrées de 15 cm de large et 50 cm de hauteur et toujours taraudé par la sourde angoisse que si l’un de nous « rate une marche » il y aura de la casse et les secours sont inexistants, et aussi où sera la sortie vers l’est pour rejoindre le sentier qui nous ramènera au taxi . Nous sommes restés cool ,concentrés et relax à la fois ,et au bout d’une heure et demie de marche sur le mur , une belle brèche s’est offerte sur la gauche avec un grand panneau : « don’t leave anything but footprints etc… »la descente jusqu’au taxi ne fut qu’une agréable formalité, imaginez la joie du chauffeur qui, nous ayant vus partir dans une mauvaise direction, ne nous voyait pas arriver avant minuit.
Les Martineau jouent les Mongols.
Plus de photos comme d'hab sur Flicker.
3 commentaires:
Alors, les Martineau, on goûte aux joies du blogger?? On aurait bien aimé des photos pour flipper avec vous!
Bises,
Tef.
PS: Heureusement que Mamie n'a pas internet!
Monique et moi venons de passer un bon bout de temps à vos côtés...
Presque comme si on y était !
Et sans attendre notre prochain passage à La Rosière d'Estrablin !
Votre blog-adress est en mémoire...
Donc à bientôt.
Bises à tous les trois.
...please where can I buy a unicorn?
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